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the trajectory

Le programme Democracy Reloading a permis la mise en place de beaucoup de choses dans le domaine de la participation des jeunes dans la commune de Nijmegen. Lieke Peeters, responsable de politique de jeunesse, a accordé au parcours une attention continue et est ainsi parvenue à renouveler l’attention et le soutien des jeunes, de ses collègues, des écoles et d’autres parties prenantes. Désormais, les gens savent où la trouver pour obtenir son soutien et sa coopération. 

L’impact de la participation des jeunes sur la politique

Lieke : « Dans la commune de Nijmegen, nous faisions déjà participer les  jeunes, comme convenu dans l’accord de coalition. Nous avons un conseil des enfants externe, un conseil des jeunes, un Youth Lab, des représentants étudiants, et une échevine enthousiaste : Cilia Daemen. Cependant, nous avons rencontré un problème de distance par rapport à ces initiatives et nous avions peu d’influence sur les sujets discutés. Notre politique devait refléter suffisamment la voix des jeunes. Alors, notre question de réflexion pendant le projet Democracy Reloading (DR) était : Comment pouvons-nous augmenter l’influence de la participation des jeunes dans notre politique et la rendre durable ?

Notre mission : renforcer la visibilité des activités, les renforcer et les mettre en lien.

Nous avons commencé par le Quick Scan (développé dans le parcours néerlandais de Democracy Reloading) de notre Service famille et jeunesse. Les études montrent que 25 de nos collègues étaient en faveur de la participation des jeunes, mais que la « façon » de la mettre en œuvre soulevait quelques questions. La prochaine étape consistait en la fameuse expérimentation pendant le parcours. Nous avions commencé à discuter avec toutes les parties prenantes de la participation et de la distance prise par la commune. Un de nos stagiaires a interrogé 300 jeunes, fait des recherches documentaires et a contacté d’autres villes et communes. J’ai commencé à en parler au conseil des enfants, au conseil de jeunes et aux responsables étudiants.

Les jeunes ont exprimé leur volonté de savoir ce qu’il advenait de leurs recommandations.
Et quel était le résultat final. C’est pourquoi nous avons la responsabilité de leur donner un suivi de ce qu’il se passe.

De plus, ils ont ajouté : « Venez nous rendre visite aussi ! » Ce qui veut dire : « rendez-nous visite à l’école et au centre communautaire, ne vous contentez pas du système formel de réunions et d’appels. »

Ensuite, la recherche nous en a appris plus sur ce que chaque partenaire effectuait dans le domaine. Ainsi que la façon dont les partenaires s’identifiaient les autres aux autres. Par la suite, l’échevine et le Service jeunesse savaient exactement ce qu’il se passait aux réunions. Les jeunes et les écoles se sont aussi rendu compte que leur participation était importante grâce à ces réunions.

Assez tôt, nous avons compris la leçon et notre mission : rendre toutes les activités existantes et les conseils donnés visibles, les renforcer et les relier. De la sorte, les collègues, les jeunes et les partenaires impliqués savent tous comment s’y atteler.

La solution : effectuer plusieurs petits pas plutôt qu’une grande enjambée 

« Rétrospectivement, ce n’était pas une enjambée - une solution unique - que nous avons effectuée avec le parcours, mais plutôt plusieurs petits pas. Ces petits pas ont déjà un impact maintenant, mais ils en auront encore plus d’ici deux à cinq ans. Durant le projet, j’ai soulevais la question dès que l’occasion se présentait : « Maintenant que vous parlez de jeunes, peuvent-ils participer personnellement ? » De cette façon, je les rends conscients de ce que j’ai appris des autres. Désormais, nous recevons de plus en plus de questions à propos de la participation des jeunes ainsi que des demandes de soutien ou de coopération.

Le Social Service City Take Over est un autre petit pas effectué pour améliorer la participation de nos jeunes à Nijmegen. Nous associerons probablement le Social Service Program à la participation des jeunes. Pendant le processus Democracy Reloading, nous avons collaboré en interne avec le service de participation citoyenne. Une nouvelle étape pour découvrir si nous pouvions créer des politiques conjointes sur la participation citoyenne. C’est ainsi que la participation des jeunes a été mentionnée dans la lettre d’information du conseil.  Cela prouve à nouveau que nous travaillons aussi étroitement avec les jeunes, en dehors de tous les autres procédés de participation civile. 

Le conseil de jeunes élargit consciencieusement son groupe cible, en partie grâce à nos discussions.
Ma participation à Democracy Reloading a été rendue possible grâce à l’intervention des facilitateurs et de nos collègues membres du conseil. Désormais, j’apprends ce qu’il est possible de faire mieux. Avec le conseil de jeunes, nous avons visité des écoles pour rassembler des réponses. Ce parcours nous a fait repenser notre façon de travailler.

Le parcours sert de motivation 

Qu’est-ce qui a fait la différence ? Les plans d’action que j’ai créés pendant les réunions Democracy Reloading m’ont obligée à agir et à rendre prioritaire la participation des jeunes. Nous voulions déjà le faire avant, mais nous avons régulièrement été bloqués. Me concentrer sur cet objectif m’a permis de rapprocher des gens et de les lier. Par exemple, à présent, le conseil de jeunes se rassemble régulièrement au Youth Lab. Ça paraît peu, mais ces réunions amènent de nouvelles connexions et de nouvelles coopérations entre les deux parties. De manière générale, il y a eu bien plus d’échanges entre les jeunes, par exemple. Ils se parlaient déjà auparavant, mais ils le faisaient en dehors de la commune. Nous pouvons désormais les guider dans ce qui s’est développé de manière naturelle. »

Des échanges précieux avec d’autres villes et communes

J’ai trouvé le programme et les échanges avec d’autres villes et communes amusant, motivant et précieux. Nous apprenions des uns et des autres. Par exemple, j’ai remarqué qu’une autre commune participante était déjà bien plus avancée que la nôtre en ce qui concerne les formes de participation en ligne. J’étudie actuellement la possibilité d’utiliser leur outil à cette fin également. Ça rajoute un bel effet.

Maintenant que le processus d’apprentissage est terminé, je cherche à rendre la participation des jeunes permanente dans mon travail. En ce qui me concerne, les tâches comprennent bien plus de sujets.
Des projets spontanés, tels que passer une journée à parler de l'équité dans l'éducation avec des jeunes, sont acceptables. Mais c’est surtout la partie administrative que je dois structurer afin d’informer les échevins et d’accompagner le conseil… Être visible en somme, pour que toutes les démarches que j’ai entreprises ces derniers mois soient décrites. Ces prérequis garantissent la participation permanente des jeunes. Ils garantissent aussi que le projet ne dépende plus uniquement de moi. Sans oublier les différents services au sein de la commune qui offrent des occasions de coopération pour la participation des jeunes. Le développement urbain ou l’environnement, par exemple.

À suivre !